Pendant que le Québec respire mieux, le Canada pollue encore mieux !
Même si ce sujet a fait couler beaucoup d’encre,
j’ai quand même tenu à en parler,
ne pouvant tolérer de telles bévues !
(n.d.a.)
Publié par Danièle Coupal
2 septembre 2006
« J’aurais voulu être un artiste, pour avoir le monde à refaire » chantait Claude Dubois il y a déjà quelques décennies... Dommage que nos « politic men" n’aient pas tous ce blues du monde à refaire !
Encore plus ridicule que contradictoire !
Alors que le Québec nous impose les nouvelles dispositions, en vigueur depuis le 31 mai 2006, de son incontournable loi antitabac, et ce, après avoir investit des millions de dollars en publicité, le Canada refuse de collaborer à la réduction du gaz à effet de serre et souhaite même l’abandon du protocole de Kyoto qualifié d’ « utopiste » et « d’irréalisable » par M. Harper.
Alors que le Québec continue toujours d’investir dans sa lutte effrénée contre toutes formes de tabagisme, en offrant même de rembourser les coûts d’achat de produits « compensateurs-de-nicotine », le gouvernement Harper préfère accorder à l’industrie pétrolière, grande responsable d’une bonne partie des émissions de gaz à effet de serre, des milliards de dollars en réduction d’impôts.
Alors que le ministère de la Santé du Québec se paye des « taupes anti-fumeurs » qui se fondent incognito à la clientèle des bars depuis le 31 mai dernier pour vérifier si les gens fument, le Canada a réussi un tour de force en se mettant à dos les 82 pays représentés à la conférence de Bonn en mai dernier sur les changements climatiques. L’Honorable Harper brillait peut-être par son absence mais l’image du Canada était loin d’être reluisante à la face du monde !
Est-ce que nos gouvernements auraient une fois de plus perdu la tête ?
À Bonn, le Canada est accusé de sabotage et le Québec fortement critiqué !
La belle image que projetait le Canada a sérieusement perdu de son lustre à Bonn. Les délégués internationaux ont été choqués, et avec raison, par la nouvelle selon laquelle le gouvernement canadien souhaite l’abandon du protocole de Kyoto après 2012.
Dans le concert de critiques que s’est attiré le gouvernement Harper, se trouve le message des groupes écologistes internationaux, réunis sous l’égide du Réseau Action Climat Mondial et regroupant près de 400 ONG provenant de 82 pays, lesquels accusent le Canada de « saboter 15 ans d’efforts internationaux pour un meilleur contrôle des changements climatiques ». Ils ont même demandé qu’Ottawa démissionne de la présidence des pourparlers et laisse sa place à un des sept pays assurant la vice-présidence. Imaginez-vous le malaise de nos délégués canadiens. Sous le sceau « confidentiel », on écrit que le retrait de Kyoto « aura d’importantes répercussions sur la politique étrangère en raison de la dimension internationale du protocole ». Le Canada s’est isolé en adoptant cette position et il est le seul pays à oser dire qu’il n’essaiera pas d’atteindre ses objectifs. La crédibilité du Canada s’est affaiblit et il aura de la difficulté à favoriser l’engagement futur des pays en développement, comme la Chine et l’Inde, qui arguent que les pays industrialisés doivent être les premiers à diminuer leurs émissions[1].
À Bonn, on s’interrogeait également de la position adoptée par le Ministre Jean Charest et des efforts déployés pour engager des discussions avec l’Union Européenne dont il est beaucoup plus près. Il faut se rappeler que le 16 mai dernier, l’opposition officielle a déposé une motion à l’Assemblée nationale demandant que le gouvernement fédéral respecte ses engagements internationaux, notamment le protocole de Kyoto.
Au lendemain de la Conférence[2]
« On croit qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais il ne faut pas seulement en parler sur papier, il faut poser des gestes concrets », déclarait le porte-parole du premier ministre Stephen Harper.
Or, au cours des dernières semaines, il a exprimé son scepticisme à l’égard du protocole de Kyoto et a déclaré à maintes reprises que le Canada ne pourrait atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par cette entente. Face à une telle prise de position, rien n’est bien rassurant !
Cependant, les trois partis d’opposition s’inquiétaient notamment de l’intérêt manifesté par le gouvernement Harper pour le partenariat Asie-Pacifique, une entente sans objectif ni échéancier à laquelle ont adhéré des pays qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto, comme les États-Unis. De plus, ils ont adopté à l’unanimité une motion déposée par les libéraux pour que l’Assemblée nationale « demande au gouvernement Harper de respecter ses engagements internationaux et l’objectif de réduction des gaz à effet de serre, tel qu’établi par le protocole de Kyoto, en contribuant financièrement a la mise en œuvre du Plan d’action québécois sur les changements climatiques ».
Bref, il y avait et il y a encore de l’opposition dans l’air, les Québécois appuient massivement le protocole de Kyoto et cette question fait également l’unanimité parmi les trois partis à l’Assemblée nationale. D’ailleurs le ministre québécois du Développement durable, Claude Béchard, tente de rallier les provinces afin de faire pression sur le gouvernement fédéral en ce sens. Jack Layton est également en croisade pour que les gouvernements provinciaux dénoncent l’attitude d’Ottawa concernant les changements climatiques.
« Ce que fait le gouvernement conservateur en matière environnementale est un vrai désastre », déclarait l’ancien ministre de l’Environnement, Stéphane Dion, sur les ondes de CTV le 28 mai dernier.
Les canadiens vivent dans une « soupe chimique » dangereuse[3]
Pendant qu’au Québec, la loi « antitabac » semble être la priorité de M. Charest qui tente désespérément d’appliquer tant bien que mal ses nouvelles dispositions, toujours en prétextant la santé et le bien-être des Québécois, au Canada, ce n’est pas la nicotine qui s’avèrent être le produit le plus dangereux mais une multitude de produits toxiques.
Saviez-vous que, dû à la plus grande négligence dont nos gouvernement ont fait preuve :
- Nos enfants sont empoisonnés quotidiennement par une multitude de produits toxiques et que nous vivons tous dans une « soupe chimique » qui met la santé des Canadiens en danger.
- La pollution est si grande dans notre pays, que les enfants ont davantage de produits toxiques en eux que leurs parents. Et la principale raison de cette situation, est la négligence et l’inaction de notre gouvernement fédéral, qui a renoncé à son rôle de meneur pour réduire la pollution dans ce pays[4].
- Cette étude révèle la présence éventuelle de 68 produits toxiques ciblés dans le sang et l’urine de jeunes enfants dont 46 produits néfastes. En moyenne, 32 produits chimiques ont été détectés chez chaque parent volontaire et 23 produits chimiques chez chaque enfant.
- Dans plusieurs cas, les enfants étaient davantage contaminés par certains produits chimiques que leurs parent, soit par des composés per fluorés, des ignifuges bromés et des métaux lourds
- Bon nombre de ces produits chimiques trouvés sont associés au cancer, aux troubles du développement, aux troubles respiratoires et aux dommages neurologiques.
- Ces produits se trouvent partout dans l’environnement quotidien des Canadiens, dans l’alimentation (notamment les céréales cultivées avec pesticides), les vêtements, les matelas, les produits nettoyants, les insecticides, les poêlons recouverts de téflon, les claviers d’ordinateur, les sofas ou encore l’air que l’on respire - le mercure et le manganèse produits par la combustion de l’essence.
Cette étude a été menée par le Dr Rock Smith pour Défense environnementale, et les résultats ont été rendus publics sous l’appellation Les Enfants empoisonnés – une nation toxique. Il affirme que nous sommes l’un des pays les plus pollueurs de la communauté internationale. Même le gouvernement Bush a signé une entente avec les entreprises qui produisent des composés per fluorés afin qu’ils soient éliminés alors qu’ils sont encore légaux au Canada. Est-ce que le gouvernement Harper continuera à poursuivre la pratique libérale « d’empoisonner nos enfants » ou bien s’il prendra des mesures pour enrayer ce mal ? Et allons-nous devoir attendre la fin de son mandat pour avoir droit à une réponse ?
Comme c’est triste !
Triste de faire face à une telle réalité, triste d’avoir un gouvernement qui se fout totalement du bien-être des habitants et encore plus triste de voir qu’il s’agit de nos gouvernements qui sont tous les deux d’une irresponsabilité digne d’adolescents en pleine crise. De quoi avoir sérieusement la trouille, surtout quand on pense à nos descendants qui eux vivront peut-être le pire.
Dans La Presse du 7 juin dernier on peut lire en gros titre « Montréal bat des records de smog » ! Quel honneur que de battre de tels records ! En fait, deux tristes records ont été battus en 2005 et les prévisions pour 2006 ne sont guère plus rassurantes.
Et dire que nos chefs politiciens ne font rien pour contrer toutes ces horreurs ?
La position du gouvernement de M. Harper est bien connue et celle de M. Charest ne cesse de corroborer à engraisser les poches des compagnies de produits pharmaceutiques, toujours sous prétexte de lutter contre l’abominable cigarette.
Faut-il avoir peur des changements climatiques ?[5]
Sans être membre de Greenpeace, ça ne veut pas dire que je n’appuie pas leur démarche. Nous n’avons qu’à penser à l’ouragan Katrina qui a semé le chaos à la Nouvelle-Orléans, le Tsunami, qui a fait des milliers de morts, englouti des villages entier et semer la terreur sur ces coins paradisiaques. D’ailleurs le nombre des ouragans dévastateurs a considérablement augmenté et en force aussi, sans parler des nombreux tremblements de terre qui sont plus fréquents et qui font grimper l’échelle Richter. Des glissements de terrains, la fonte des glaciers, des volcans qui se réveillent un peu partout sur la planète, après des siècles d’inactivité et j’en passe. La vaste majorité de la communauté scientifique croit aujourd’hui que les changements climatiques sont réels et causés par les gaz à effet de serre. Selon le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, les preuves sont maintenant suffisantes pour affirmer que « la majeure partie du réchauffement observé au cours des 30 dernières années est due aux activités humaines ».
Tandis que d’autres soutiennent que l’élévation des températures n’a jamais été clairement démontrée. Quant aux actions à prendre, elles font l’objet de débats encore plus vifs. Alors que les partisans de l’accord de Kyoto souhaitent freiner les émissions de gaz à effet de serre, d’autre estiment que les coûts économiques de ces mesures seraient plus dommageables que leurs bénéficies. Encore une question de coût...toujours une question de coût !
Bref, à quoi doit-on s’attendre ?
Voici quelques extraits du rapport du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat :
- L’accroissement des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre modifiera la fréquence, l’intensité et la durée des phénomènes extrêmes. Il y aura plus de jours chauds, de vagues de chaleur, de fortes précipitations, et moins de jours froids.
- Dans l’ensemble, les changements climatiques devraient accroître les risques pour la santé, en particulier pour les populations à faibles revenus, principalement dans les pays tropicaux et subtropicaux.
- Les changements climatiques et l’élévation du niveau de la mer modifieront la productivité écologique et la biodiversité, et il y aura accroissement du risque d’extinction de certaines espèces vulnérables.
- Selon les prévisions, un réchauffement de quelques degrés entraînerait une augmentation des prix de denrées alimentaires à l’échelle mondiale et pourrait renforcer les risques de famine pour les populations vulnérables.
- Les changements climatiques devraient diminuer considérablement les ressources en eau disponibles.
- Les populations des petites îles ou des zones côtières de faibles élévations sont particulièrement menacées par l’élévation du niveau de la mer et des ondes de tempête.
Conclusion
Gens des gouvernements, pour ne pas dire gens du pays, pourquoi ne penseriez-vous pas un peu plus au bien-être de vos descendants et de vos concitoyens plutôt qu’à votre bien-être actuel, soit celui de vous remplir les poches le plus possible.
Quant à vous Monsieur Harper, votre mémoire sera inévitablement associée à celui qui a grandement contribué à salir et ternir la belle image du Canada à une certaine époque. Celui qui a collaboré, par son insatiable soif d’argent, à la détérioration de notre belle boule bleue !
[1] François Cardinal, Cyberpresse.ca, 16 mai 2006
[2] Nathaëlle Morissette, Le Droit, 29 mai 2006 (résumé de l’article)
[3] Gilles Toupin, Le Droit, 2 juin2006 (résumé de l’article)
[4] Résultats d’une étude intitulée Les Enfants empoisonnés – une nation toxique.
[5] Philippe Mercure, La Presse, 15 octobre 2005 (résumé de l’article)
Voici quelques extraits du rapport du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat :
- L’accroissement des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre modifiera la fréquence, l’intensité et la durée des phénomènes extrêmes. Il y aura plus de jours chauds, de vagues de chaleur, de fortes précipitations, et moins de jours froids.
- Dans l’ensemble, les changements climatiques devraient accroître les risques pour la santé, en particulier pour les populations à faibles revenus, principalement dans les pays tropicaux et subtropicaux.
- Les changements climatiques et l’élévation du niveau de la mer modifieront la productivité écologique et la biodiversité, et il y aura accroissement du risque d’extinction de certaines espèces vulnérables.
- Selon les prévisions, un réchauffement de quelques degrés entraînerait une augmentation des prix de denrées alimentaires à l’échelle mondiale et pourrait renforcer les risques de famine pour les populations vulnérables.
- Les changements climatiques devraient diminuer considérablement les ressources en eau disponibles.
- Les populations des petites îles ou des zones côtières de faibles élévations sont particulièrement menacées par l’élévation du niveau de la mer et des ondes de tempête.
Conclusion
Gens des gouvernements, pour ne pas dire gens du pays, pourquoi ne penseriez-vous pas un peu plus au bien-être de vos descendants et de vos concitoyens plutôt qu’à votre bien-être actuel, soit celui de vous remplir les poches le plus possible.
Quant à vous Monsieur Harper, votre mémoire sera inévitablement associée à celui qui a grandement contribué à salir et ternir la belle image du Canada à une certaine époque. Celui qui a collaboré, par son insatiable soif d’argent, à la détérioration de notre belle boule bleue !
[1] François Cardinal, Cyberpresse.ca, 16 mai 2006
[2] Nathaëlle Morissette, Le Droit, 29 mai 2006 (résumé de l’article)
[3] Gilles Toupin, Le Droit, 2 juin2006 (résumé de l’article)
[4] Résultats d’une étude intitulée Les Enfants empoisonnés – une nation toxique.
[5] Philippe Mercure, La Presse, 15 octobre 2005 (résumé de l’article)
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