Vision Marketing

Sujets d'actualité, nouveaux produits, nouvelles marques, nouvelles tendances, bref, tout ce qui fait jaser, présentés et analysés d'un point de vue marketing.

Sunday, December 07, 2008

La Chine : en voie de contrôler l’économie mondiale

La Chine accueillait les Jeux olympiques en août dernier et pourtant elle est la plus grande prison du monde pour les défenseurs de la liberté d’expression!
Dorénavant, elle est en voie de contrôler l’économie mondiale et pourtant elle est la plus grande prison du monde pour la main-d’œuvre
!


La Chine par ci, la Chine par là, de plus en plus, les secteurs manufacturiers se tournent vers la Chine.

Au Québec, cette « fièvre jaune », amorcée au début des années 1990 et renforcée après l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en 2001, a évidemment modifié le secteur manufacturier. De plus, avec l’étonnante hausse du dollar canadien commencée en 2003 et l’entrée en scène de ces impitoyables compétiteurs asiatiques, les fermetures d’usines se multiplient au Québec. Les groupes affectés implorent l’aide des gouvernements, les syndicats s’exaspèrent et les travailleurs s’inquiètent. Des chiffres témoignent de leurs pires cauchemars : plus de 67 800 emplois perdus dans le secteur de la fabrication depuis 2003 estiment des spécialistes(1)

Les vêtements, les meubles, le papier, les ordinateurs, les médicaments, sont tous des marchés pénétrés par la Chine et qui font frémir les manufacturiers québécois. Le mythe des gadgets confectionnés par de pauvres travailleurs dans de vieilles usines semble révolu, « ils ont des technologies incroyables et sont d’une efficacité redoutable ... », raconte le directeur de la section québécoise de l’Association canadienne de l’industrie des plastiques.(2) Cependant, permettez-moi de douter de ce commentaire; je doute que l’exploitation en matière de main-d’œuvre n’existe plus alors que jusqu’à tout récemment, des enfants en bas âges et de vieilles dames travaillaient des heures intermittentes pour des « pinottes »?

La Chine a bien changé depuis 20 ans, il y a même des Chinois assez riches qui ont traqué leur vélo pour des voitures de l’année, augmentant ainsi le taux de pollution, déjà au-delà de la permissivité. Sans parler de la montée du capitalisme résultant en une division des classes sociales, les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent et naît alors une classe moyenne.

Les Chinois sont ambitieux et leur production annuelle ne cesse de s’accroître. Le taux d’exportation atteint des records et les investisseurs étrangers ont les yeux rivés vers l’Orient. Effectivement, dans le vêtement, quelques manufactures sont peut-être à la fine pointe du savoir-faire, cependant plusieurs sont sous-équipées et leurs méthodes de travail ne répondent pas à nos normes de qualité. « J’ai vu des distributeurs obligés de jeter un vêtement sur deux parce qu’ils avaient trop de défauts » affirme Julio Macedo(3)


De plus, ces pays, dits en voie de développement, n’ont souvent pas d’infrastructures, les manufactures ne sont pas toutes raccordées à Internet, certaines régions n’ont même pas l’électricité en permanence et les spécialistes sont plus rares. Ces aspects ne facilitent pas l’accès à l’information et à la connaissance en plus de leur situation géographique qui ne les aide pas en termes de rapidité de livraison. Dans ces secteurs d’activités, lorsqu’une commande doit être livrée rapidement, ces détails sont importants.

Nombre de spécialistes croient que leurs coûts de production moins élevés pourraient se détériorer, la main-d’œuvre est plus conscientisée et le yuan plus apprécié alors dorénavant, elle demande des hausses salariales(4)

Bien que les manufacturiers québécois ne soient pas encore à l’agonie, ils éprouvent des difficultés mais ils sont plutôt désillusionnés quant à la rentabilité assurée à laquelle ils croyaient « mordicus ». Pas facile de se retrouver les culottes baissées.

Et il n’y a pas que le secteur manufacturier qui soit affecté. Depuis 2003, les Chinois ont monopolisé le marché mondial du magnésium. Le 14 avril 2003, à Bécancour, la plus grande et la plus moderne usine de magnésium du monde cessait ses activités. Cependant, coulé dans des conditions méprisant toute réglementation sécuritaire et protection de l’environnement, le magnésium chinois anéantit la compétition. Il y a cinq ans, ils brulaient des tonnes de charbon pour fournir l’électricité nécessaire aux usines, ont-ils enrayé cette abominable source de pollution en 2008?

Quand donc cesserons-nous d’acheter du « Made in China » pour privilégier nos produits locaux? Les Chinois ne peuvent quand même pas tout faire, même s’ils sont des milliards!

Plus nous achetons leurs produits, plus nous encourageons l’implantation de multinationales et la main-d’œuvre bon marché qui fabrique encore la majorité des produits vendus par Wal-Mart, les figurines offertes par McDonald’s, Mattel, Hasbro et Disney et ce, à des salaires absolument dérisoires, si salaire il y a!

Reste que la Chine est là pour de bon!


Source:
(1) Marie-Hélène Proux en collaboration avec Éric Grenier et Jean-Sébastien Marsan, chiffres publiés dans le Magazine Jobboom, 3 mars 2007
(2) Marie-Hélène Proulx, Magazine Jobboom, 3 mars 2007
(3) Idem – note : Julio Macedo est docteur en génie industriel et professeur au Département de management et technologie à l’UQAM
(4) Résumé des commentaires de Jean-François Michaud, pdg de l’Association des fabricants de meubles du Québec et publiés par Marie-Hélène Proulx, Magazine Jobboom, 3 mars 2007




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Le marketing du « bien paraître », celui des grandes causes!

À chaque année, Infopresse consacre une journée-conférence au marketing des grandes causes également appelé publicité sociétale. Bien que je n’aie pu assister à la conférence du 23 janvier dernier, je me permets quand même de commenter cette stratégie marketing, que j’appelle celle du « bien paraître ».

À la lecture du programme de la journée toutefois, j’avoue que les cheveux m’ont redressé sur la tête à quelques reprises. Par exemple, et je cite : « de nombreuses entreprises s’associent à une cause pour bénéficier d’une image institutionnelle positive auprès de leurs interlocuteurs (consommateurs, clients, etc.) ». On peut lire également : « ... comment les stratégies sociales constituent, pour les marques et les entreprises, une voie leur permettant de se démarquer dans le marché? ». Et « la relation à long terme avec les consommateurs, nécessite de la part des marques et des entreprises qu’elles représentent quelque chose de significatif et pertinent. C’est seulement à ce moment que les gens les respecteront, auront confiance en elles et souhaiteront consacrer du temps à leurs produits et services ». En plus de « quelles stratégies permettent le mieux de créer du bruit autour de votre message? » et j’en passe.

Donc pour les entreprises, s’associer à une cause humanitaire est un besoin. Une telle association leur permet de rehausser leur image, faire parler d’elles et le plus important : bien paraître aux yeux des consommateurs. Mais ont-elles sincèrement cette même cause à cœur?

Croyez-vous sincèrement que le consommateur changera de rôtisserie parce qu’une célébrité a préféré remettre son cachet à une cause humanitaire? Et que dire de l’effet spectaculaire et retentissant que provoque une entreprise réputée qui se vante d’avoir versé X millions à la Fondation Y? Est-ce vraiment une hausse de dons pour cette même Fondation?

Une noble firme qui tient à coeur une juste cause l’appuiera sans aucun doute mais sans tambour ni trompette. Car donner en silence a beaucoup plus de valeur que donner bruyamment.

Sinon, tous ces beaux dollars ne servent qu’à engraisser la société qui les fournit par la publicité gratuite qui en résulte ou encore à payer le site Web de la fondation en cause et justifier les emplois de tout le beau monde qui y travaille. D’autant plus que la plupart des sites Web reliés à des organismes d’entraide, n’affiche qu’un tas d’onglets de quoi s’y perdre ou encore de fabuleuses options telles « version imprimable », « envoie cette page à un(e) ami(e) », « nous joindre », etc. Complètement aberrant!

Pourtant, nombre de stars hollywoodiennes finance des orphelinats dans des pays sous-développés ou donnent des millions annuellement pour une juste cause, notamment en Asie, ou aux Philippines! Et elles sont beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait le croire. Or ce qui est exceptionnel et qui fait toute la différence, est que nous l’apprenons seulement si cette même vedette a été victime d’un ingénieux paparazzi ou après 10 ans d’association à une même œuvre de charité, à la longue tout vient à se savoir!

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Lorsque la fine pointe devient pire que l’heure de pointe !

Nous vivons à l’ère de la fine pointe technologique et plusieurs grandes entreprises multidisciplinaires profitent de cette pratique pour rehausser leur image de marque. Les sociétés, particulièrement les fournisseurs de services essentiels à la consommation, investissent des sommes considérables afin de propager et de véhiculer leur nouvelle approche axée principalement sur la satisfaction du consommateur.

Vitesse et productivité sont devenues synonymes d’efficacité, cependant, dans les faits, il en est autrement. Il y a à peine une décennie, le service à la clientèle d’une entreprise se devait d’être irréprochable, étant la garantie de sa réussite. Dorénavant, il ne semble plus du tout répondre aux attentes de « monsieur et madame Tout-l’monde ».

Pourtant, ces mêmes sociétés affichent annuellement des profits mirobolants et font partie des entreprises dont les augmentations aux consommateurs sont toujours justifiables. Malgré tout, coupures de budget, congédiements, restructuration et la dernière innovation mais non la moindre : la robotisation ou l’assistance automatisée ! Cette nouvelle conception est le symbole du progrès de l‘an 2000 en termes d’efficacité ! Tout a été pensé en fonction du consommateur.

Néanmoins, qui d’entre-nous n’a pas expérimenté cette nouvelle conception du progrès?

Dans un premier temps, après avoir composé une panoplie de numéros, une boîte vocale ou une assistante robotisée vous demande en français, en anglais et parfois dans une troisième langue, de résumer en un mot, la raison de votre appel afin de mieux vous diriger. Dès lors, un problème prénommé Mélanie se pointe à l’horizon. Après lui avoir hurlé à trois reprises « facturation », elle a le culot de renchérir : « avez-vous dit « support technique ?» Croyez-moi, je suis persuadée que mon téléphone est incassable! Mais en me ressaisissant, je me suis dit qu’elle devait être dans ses « règles ». Enfin, après m’avoir gentiment énuméré un choix multiples d’options, à l’intérieur desquelles d’autres alternatives sont disponibles, je sélectionne judicieusement le choix le plus adéquat et un autre enregistrement me demande d’entrer au clavier mon numéro de téléphone, de compte et de facture suivi du « dièse », en bas à droite du clavier, me spécifie-t-on. De là, commence une attente interminable afin de conserver ma priorité d’appel. Je sue, je ne me possède plus, je suis en train de perdre le contrôle de mes émotions! Finalement, je réussis cette première étape.

Quarante-huit minutes se sont écoulées et aucun être humain n’a encore eu vent de mon problème. Et la « cerise sur le sundae » : alors que ma patience et ma tolérance ont quasi atteint leur limite et que je ne puis supporter davantage la « tounne » du dernier « Steinberg’s », un autre robot m’informe être désolé de cette imprévisible attente mais que mon appel est important pour eux! Et il ajoute : « pour assurer la qualité de notre service, cette conversation pourrait être enregistrée! Quoi ? Quel enregistrement ? Puis 10 minutes plus tard, on me demande de rappeler car tous les représentants sont occupés à servir d’autres clients!


Quel progrès !
De grâce, mesdames et messieurs de ces entreprises, avez-vous recours, vous, à ce service ?



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Les chaînes d’alimentation se déchaînent

Bien que cet article ait été écrit en mars 2007, elle est de plus en plus d'actualité.

Depuis sa sortie, le nouveau Guide alimentaire canadien semble avoir provoqué tout un branle-bas de combat dans l’industrie de l’alimentation. Il n’est peut-être pas la cause principale de tout ce chambardement, mais il semble en être l’élément déclencheur. L’arrivée ou la transformation de grands joueurs tels que Wal-Mart ou Pharmaprix, dans l’environnement déjà hautement concurrentiel de la distribution alimentaire, est beaucoup plus à craindre. Concurrence féroce, guerre des marques, dur combat pour la conquête des parts de marché et de fidélisation du consommateur, de tout partout, l’alimentation est en pleine mutation.

Dans un tel contexte, tant les détaillants en alimentation que les marques en magasin, doivent repenser leurs stratégies et raffiner leur positionnement. L’expérience de consommation représente sans doute une bonne façon de se différencier. Mais quelles stratégies, chacun d’eux, devra-il adopter face aux tendances alimentaires du « nouveau » consommateur ?

Le « nouveau » consommateur et les nouvelles tendances alimentaires
Note : le masculin est utilisé pour désigner tout autant une femme
Majoritairement âgé de 30 à 60 ans, il a déjà une carrière bien établie ou à l’aube d’une retraite anticipée et un revenu confortable. Par conséquent, un pouvoir d’achat intéressant ; mais il est pressé et impulsif tout en voulant manger de plus en plus « maison et santé ». Qu’il soit marié ou célibataire, séparé, monoparental ou en famille reconstituée, citadin ou banlieusard, il a de moins en moins de temps pour concocter de bons petits plats. Bien qu’il soit attiré principalement par une alimentation « plaisir », il n’en demeure pas moins préoccupé par sa minceur, et le goût, la forme, l’éthique et la rapidité de préparation doivent également être au rendez-vous.
De plus, il a l’embarras du choix face à la grande diversité des marques qui lui sont offertes et aux produits biologiques, ethniques, équitables et Québécois qui répondent de plus en plus à ses attentes, tout autant que la multitude d’endroits pour se les procurer.

« Le consommateur n’achète plus des objets mais des idées, des émotions, une relation. Le lieu de vérité est un espace de découverte, de rencontre, d’échange et d’expérience toujours stimulante et sans cesse renouvelée », affirmait Luc Joubert, spécialiste français reconnu du « merchandising » et directeur général de One Buy One, en février 2006
[i]. En toute sincérité, j’aimerais bien croire à cet énoncé, mais la question que je me pose est : le consommateur a-t-il suffisamment de temps pour découvrir, rencontrer, échanger ? Dans un monde où l’empressement fait maintenant partie du mode de vie, je suis plutôt encline à penser que lorsqu’un consommateur met le pied dans l’épicerie ou au supermarché, il souhaite satisfaire ses envies rapidement et ressortir aussi vite qu’il est entré ; personnellement, je n’éprouve aucun plaisir à rouler un panier d’épicerie d’une allée à l’autre pendant plus de deux heures pour enfin arriver à le remplir de ce dont j’ai besoin.

Certains experts en culture et en alimentation s’entendent pour dire que les menus canadiens font de plus en plus de place à la fraîcheur, aux petites portions et aux aliments biologiques ainsi que la sécurité alimentaire, laquelle semble être considérée ; que les tendances se dessineront avec le vieillissement de la population et avec l’intérêt pour les nouvelles cultures, les nouvelles saveurs et les nouveaux concepts de restauration.
« Nos besoins alimentaires évoluent à mesure que nous vieillissons, ce qui créera une nouvelle réalité à laquelle les restaurants et les institutions devront s’adapter. Nous verrons aussi apparaître des préférences différentes selon les groupes d’âge », remarque M. Foot, auteur de « Entre le boom et l’écho».
D’autres affirment que les Canadiens aiment manger au restaurant, mais que le nombre de repas achetés pour être mangés à la maison tend à augmenter
[ii].

santé ou marketing ? Et à quel prix ?
Ce que nous savons tous est que notre alimentation peut influencer notre état de santé. Et voilà que depuis quelques années, les spécialistes en santé nous encouragent également à augmenter notre consommation d’oméga-3, de pro-biotiques, d’antioxydants, de calcium et de fibres alimentaires. Il n’en fallait pas plus pour que l’industrie alimentaire y flaire la bonne affaire et garnisse les allées d’épicerie d’une multitude de produits « enrichis » ou « fonctionnels » comme le disent les experts.
Mais que sont ces produits fonctionnels ? Nous permettent-ils de réellement demeurer en santé ou n’est-ce qu’une stratégie de marketing ?

« La santé, ça n’a pas de prix », me répétait souvent ma mère. Mais détrompez-vous car de nos jours, la santé a un prix, et tout un !
Étant donné que les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés à l’importance de se maintenir en bonne forme, il n’est pas surprenant que les aliments dits « fonctionnels » suscitent plus que jamais un enthousiasme grandissant. Mais quel est le prix de cet engouement ? Car pour remplir son panier d’épicerie d’aliments fonctionnels, les consommateurs doivent payer plus cher. En 2005, une enquête menée par l’INAF, sur le prix de ces aliments révélait que les écarts varient d’un aliment à l’autre. Cette même enquête démontre un écart de 15 % pour le lait enrichi en oméga-3 vs 169 % pour les pâtes enrichies en oméga-3
[iii].
Effarent non ? Et ce n’est que deux produits !

Mais quelle belle source de profits pour l’industrie alimentaire, que la mise en marché de tels aliments !

L’Association pour les ingrédients santé dans l’alimentation estime que le marché canadien des aliments fonctionnels représenterait de un à deux milliards de dollars, sans compter une croissance anticipée de 20% par année. WOW !

En 2005, les deux thèmes majeurs abordés au Salon International de l’Alimentation, étaient « la mondialisation et l’alimentation de demain », le {Salon} a classifié les nouvelles tendances alimentaires en 4 principaux groupes
[iv] :
- les produits laitiers, notamment la voie du soja dont les ventes sont en pleine effervescence
- les boissons, sans calorie, à base d’eau, aromatisée aux arômes naturels, sans sucre, édulcorant ni additif, etc.
- les aliments santé comprenant les produits végétaux et les produits allégés et
- les prêts à consommer : repas rapides et de plus en plus équilibrés, préparations « micro-ondables », les surgelés, etc.

Sommes-nous à l’aube du repas en pilules ?
Depuis quelques années déjà, l’industrie de la santé propose aux consommateurs des pilules qui possèdent les « bienfaits santé » de certains aliments fonctionnels. Santé Canada définit ces produits comme étant des suppléments alimentaires dont l’ingrédient actif est extrait d’un aliment réputé ayant un effet positif sur la santé. Qu’ils soient vendus sous forme de comprimés, de gélules, de poudre ou de granules, sont-ils réellement aussi efficace qu’un vrai brocoli par exemple ? Car il n’y a pas que les brocolis en comprimés, nous retrouvons également des vitamines et des fibres.
Rien de tel pour enrichir les « Adrien Gagnon » et compagnies qui exploitent sans le moindre scrupule, les personnes âgées, entre autres, en leur vantant les besoins impératifs des mesures préventives. Dieu merci, le troisième âge ne représente qu’un faible pourcentage des consommateurs.

Bref, l’alimentation du futur est un défi pour les producteurs d’aujourd’hui !

Les chaînes d’alimentation se déchaînent !
Adieu petite épicerie du coin. Tout est en train de changer. Les supermarchés prennent de l’expansion et multiplient leurs produits de façon exponentielle. Dans cet univers très compétitif, les gérants doivent être fins stratèges pour fidéliser leurs clients car ils ne gèrent plus des entreprises familiales comme autrefois, mais de véritables PME qui comptent parfois quelques centaines d’employés.

Quant aux grandes chaînes, elles rivalisent d’ingéniosité pour attirer les clients. Autrefois concentrées strictement dans l’alimentation, elles offrent dorénavant des produits de soins personnels et pharmaceutiques, de la vaisselle, des vêtements et parfois même des meubles de jardin. Certains ont aussi un rayon de produits électroniques, un service de nettoyeur, un comptoir d’aliments prêts à manger, etc. : de véritables petits centres commerciaux où l’offre alimentaire est aussi diversifiée que les rayons.
En revanche, les pharmacies proposent des boissons gazeuses, des produits laitiers et d’entretien ménager ou encore de la bouffe pour minou et pitou, etc. et quant aux magasins de marchandises diverses, ils se tournent vers l’alimentation. Bref, c’est le chaos total ! Pas surprenant que nos experts en marketing alimentaire éprouvent autant de difficultés dans leur course à la fidélisation !
Mais quelle est donc la principale cause d’un tel chambardement pour un document qui, selon Santé Canada, a pour but de résumer ce que tout consommateur doit manger quotidiennement pour combler ses besoins en vitamines, minéraux et autres éléments nutritifs, réduire le risque de certaines maladies, notamment le diabète, les maladies du cœur et certains types de cancer, et en bout de ligne atteindre un état de santé globale et de bien-être ? Les spécialistes en nutrition estiment que le nouveau Guide fait bien le travail qu’on peut espérer d’un tel outil.

Y aurait-il un envahisseur redoutable ?
L’arrivée imminente au Québec des Super Centres Wal-Mart bouleverse le secteur de la distribution alimentaire déjà hautement concurrentiel. Avec des magasins aux superficies de 160 000 à 200 000 pieds carrés, où environ le quart de cette surface est réservé à une « vraie épicerie », la compétition s’annonce de plus en plus féroce. Les grands gestionnaires alimentaires, tant les détaillants que les marques en magasin, ont tout intérêt à repenser leurs stratégies marketing s’ils veulent rivaliser avec ce géant américain.

De toute évidence, depuis quelques semaines, nous assistons à une guerre des marques par le biais de multiples campagnes publicitaires massives.

Quelles stratégies marketing seront les plus rentables ?
Pour faire face à l’arrivée de ce géant, « des magasins comme Super C, Maxi ou Costco baissent davantage leurs prix, tandis que Metro, Loblaws ou IGA mettent l’accent sur le service à la clientèle », selon JoAnne Labrecque, professeure au Service de l’enseignement du marketing aux HEC à Montréal.
Quant à Jean-Claude Dufour, professeur au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation à l’Université Laval, « ce n’est pas de vendre moins cher, parce que même si les prix sont bas, notre appétit et notre budget ont une limite ! Il vaut mieux être attentif aux besoins exprimés par la clientèle et y répondre le plus possible en temps réels. Les détaillants doivent analyser finement les comportements des clients à l’aide d’étude de marché ou en examinant les ventes par produit ou par catégorie »
[v].

Les marques sont omniprésentes sur les étalages des magasins ; en plus d’une compétition féroce, les prix sont concurrentiels. Les détaillants doivent développer des outils pour faciliter le processus décisionnel du consommateur. Car en fait, les détaillants sont de véritables « médias » des marques et savoir optimiser les communications en magasin tout en sollicitant l’achat est un défi de taille ! D’autant plus que selon certains spécialistes, 70 % des décisions d’achat se prendraient sur place. Par conséquence, l’espace marchand est un environnement extrêmement compétitif, où les moindres détails font toute la différence.
Nos commerçants doivent-ils concentrer leurs efforts à continuellement repenser stratégiquement leurs espaces magasins et redessiner attentivement chaque section, tout en tenant compte de la guerre des tablettes, de l’espace commercial et ce, malgré la place de plus en plus importante accordée aux marques dites « maison ». Les manufacturiers et les détaillants devraient-ils travailler ensemble afin d’augmenter les ventes, non seulement d’un produit spécifique, mais de l’ensemble d’une catégorie de produits ?

L’Impact de la publicité sur la consommation
Alors que l’obésité continue de progresser de 5,7 % par an, l’{UFC-Que Choisir} vient de publier une enquête relative à l’impact de la publicité télévisée sur la consommation des enfants.
Cette étude réalisée en avril 2006 auprès de 352 familles (parents et enfants) met en avant plusieurs points :
- Les enfants regardent beaucoup la télévision (32 % possèdent un poste dans leur chambre). Ils sont sensibles aux publicités, retiennent les marques et influencent les achats des parents pour ces mêmes marques
- Les préférences alimentaires des enfants concernent essentiellement des produits sans intérêt nutritionnel (et le contenu des placards confirme cette préférence)
- Les familles regardant le plus la télévision (catégorie artisans et ouvriers) sont ceux qui achètent le plus de produits gras et sucrés
- Aux horaires où les enfants regardent la télévision, la publicité concerne majoritairement des produits alimentaires dont 89 % sont des produits très sucrés ou gras (céréales, sodas, confiseries...).
Pour l’UFC-Que Choisir, la preuve est faite de la corrélation entre les écrans publicitaires et les comportements alimentaires des enfants. Ainsi, selon elle, avec des publicités ciblées (créneaux horaires, types d’aliments présentés) qui façonnent les préférences alimentaires des enfants, l’industrie agroalimentaire participe à l’augmentation de l’obésité infantile.
Le détail de l’étude est disponible sur www.quechoisir.org/index.jsp

Bref, tous les moyens sont bons mais le consommateur est plus que jamais dégourdi et il exige de plus en plus de preuve de la présence de bons ingrédients !

En 2007, 1 million d’européens demandait l’étiquetage des produits alimentaires OGM ; j’ose espérer qu’autant de Canadiens emboîteront le pas
[vi] !


Sources :
1- Programme de la Journée Infopresse, « Le marketing alimentaire – Conquérir de nouvelles parts de marché », 1er février 2006 –
www.infopresse.com
2- 15ième congrès annuel Foodservice Interchange - Le bulletin des agriculteurs – Quel est l’avenir du secteur des services alimentaires au Canada ? - www.bulletinagriculteur.ca
3- Enquête menée par Gate West, professeur à l’Université Laval en Sciences de la consommation et chercheuse au Centre de recherche en économie agroalimentaire et à l’Intitut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels - www.inaf.ulaval.ca
4- SIAL, « les nouvelles tendances alimentaires », 2005 – www.sialmontreal.com
5- Danielle Arsenault, Magazine Madame, février 2007 – www.madame.ca
6- Pierre Melquiot, Actualités-news-environnemen.com, 5 février 2007
- Programme de la Journée Infopresse, « L’alimentation – Réinventer les stratégies de marketing », 7 février 2007
- PasseportSanté.net
www.passeportsante.net
- Agriculture et Agroalimentaire Canadawww.agr.qc.ca
- Jean Hammann, « Suivez le guide - Au fil des événements », Université de Laval, février 2007 – www.universitelaval.qc.ca
- Annick Perreault-Labelle, « La chaîne alimentaire », Magazine Jobboom, 2 février 2007 - www.jobboom.ca
- Dossier « La nutrition santé », Quoi de neuf ? – www.mbk.secodep.com

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Achetons-nous vraiment « Québécois » ? Une fois de plus, le consommateur est trompé

Le 7 décembre 2008

Derrière des étiquettes de marques canadiennes et québécoises se cachent des produits multiethniques.
Est-ce une autre pratique trompeuse de la part des grandes marques, supposément en quête de fidélisation du consommateur ?

Des produits multiethniques se cachent dans les épiceries
Saviez-vous que votre panier d’épicerie contient beaucoup plus de produits multiethniques que vous le croyez ? Malheureusement, c’est la triste vérité. Derrière des étiquettes de marques canadiennes et québécoises, se cachent des cornichons indiens, des champignons chinois ou encore des légumes congelés « multiethniques », et j’en passe !
Derrière nos « fleurs de lys » et notre « feuille d’érable », se dissimulent plusieurs autres symboles.
Because : les profits sont tout simplement fort alléchants ... fallait y penser !

Après l’industrie du textile et celui de la chaussure, l’agriculture n’échappe pas à la mondialisation. De plus en plus d’agriculteurs québécois sont incapables de rivaliser avec les bas prix des produits en conserve et/ou congelés importés directement de pays aux économies florissantes, lorsque ceux-ci n’entrent pas au Canada en vrac ou prêts à être mis sur les tablettes de nos supermarchés.

Gilles McDuff, président de la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation, nous informe que : « la compétition des produits étrangers est sournoise parce que le consommateur croit qu’il met dans son panier d’épicerie un produit québécois lorsqu’il choisit des asperges congelées d’une compagnie de Saint-Denis-sur-Richelieu ou des champignons en conserve d’une marque maison d’une grande chaîne d’alimentation. Si l’étiquette était indienne ou chinoise, est-ce qu’autant de consommateurs en achèteraient ? Peut-être. Mais ce serait en toute connaissance de cause[1]. »

L’ennui, pour les cultivateurs canadiens, est que les normes de production sont très déplaisantes en plus de tous les règlements relatifs à la protection de l’environnement. Alors, qui dit conditions strictes, dit coûts de production plus élevés. Cependant, je m’explique mal le fait que les coûts de production soient plus élevés alors que les pesticides, entre autres, ne font plus partie des dépenses à encourir ? Également, au Canada, les salaires versés aux employés doivent être convenables et l’interdiction d’embaucher des mineurs sont des règles obligatoires tandis qu’à l’étranger, ce genre de code d’éthique est inexistant. On ne se préoccupe guère à savoir si des enfants travaillent en usines ou si les salaires sont décents, etc., etc. Et pour les entreprises canadiennes et québécoises, ces importations représentent une mine d’or, vu l’exploitation de la main d’œuvre toujours grandissante.

Ce n’est pas que les produits étrangers soient répugnants, cependant, on ne peut rester indifférent face à des enfants de 12 à 14 ans qui sont sous-payés, et ce, pour des journées de travail qui dépassent largement les 12 heures !
À l’unique pensée que plusieurs de nos compagnies canadiennes ferment les yeux devant de telles atrocités, j’ai parfois honte d’être Québécoise.

Par contre, certaines denrées sont étrangères et le seront toujours. Des dattes, des figues, des kiwis, des mangues, des bananes et j’en passe, ne poussent pas ici.
Néanmoins, même les produits typiquement étrangers sont totalement contrôlés par nos gouvernements. Non seulement de par leur pays d’origine mais également leur date d’entrée au pays est décidée par les Ministères concernés.

Quelques exemples flagrants de ce contrôle gouvernemental : les dattes tunisiennes n’ont le droit d’être vendues qu’après épuisement de celles d’Algérie ! L’importation d’abricots tunisiens est interdite. L’huile d’olive tunisienne est totalement absente sur les tablettes des grandes chaines d’alimentation contrairement aux huiles italiennes et grecques. Plusieurs fruits exotiques proviennent du Mexique, libre-échange oblige.

En plus de tous ces fruits et légumes qui sont récoltés beaucoup trop tôt et dont certains murissent en chemin. Ils sont durs, non juteux et plus dispendieux.

Et si je ne fait allusion qu’aux produits tunisiens, c’est tout simplement que je parle en connaissance de cause, ayant eu la chance de travailler pour la branche, dite « représentation économique », du Consulat de Tunisie, qui est en fait, l’import-export. Et croyez-moi, j’ai plus souvent qu’autrement été foudroyée !

Il n’y a pas que le secteur agricole qui soit touché
Il fut un temps où l’une des fiertés de l‘économie québécoise était l’industrie de la chaussure. Aujourd’hui, ce secteur d’activité est de plus en plus assailli par la concurrence étrangère. Les fabricants canadiens sont fatigués de lutter pour que les importations asiatiques continuent d’être frappées de droits antidumping.

À cet effet, dans sa décision rendue en avril dernier, le Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE) n’a pas estimé bon d’examiner la possibilité de renouveler l’imposition d’un droit de 40% sur les importations de bottes de sécurité en provenance de Chine. Et croyez-le ou non, la raison invoquée par ce Tribunal était que les demandeurs, représentés par l’Association des manufacturiers de chaussures du Canada (AMCC), n’avaient pas produit « les renseignements sur les niveaux de la production, des ventes, des parts de marchés et des profits », preuve irréfutable de l’allégation des dommages. Cependant, ce que le Tribunal omet de dire est que l’AMCC devait débourser 12 000$ pour ces statistiques, qui ont toujours été fournies gratuitement au préalable, par Statistique Canada et Industrie Canada. Et cette décision a été précédée, un an plus tôt, par la levée des droits antidumping imposés sur les bottes pour femmes, sous prétexte cette fois, que trop peu de compagnies canadiennes étaient directement impliquées.

Les conséquences de ces décisions sont désastreuses tout autant pour l’économie québécoise que pour les nombreuses pertes d’emploi qui en ont découlées. Selon l’AMCC, le secteur des bottes de sécurité comptait environ 300 fabricants d’une certaine importance au Canada dans les années 50, alors qu’il n’en resterait plus qu’une vingtaine aujourd’hui. Et des 3 500 emplois au Québec en 2003, il n’en reste à peine que la moitié. Quant aux fabricants de bottes de cuir pour femmes, la décision du TCCE aura provoqué la perte de 1 500 emplois. Et, ironie du sort, les bottes importées de Chine sont vendues à un coût moindre que celui du cuir qui a été utilisé pour les fabriquer !
À eux seuls, les produits chinois ont déjà conquis 80% du marché canadien. Ce qui est inadmissible et si les gouvernements continuent à favoriser ces importations, qu’adviendra-t-il de notre propre économie ? Les produits québécois disparaîtront pour faire place aux produits chinois alors adieu patrimoine et bienvenu aux nouveaux chômeurs ! N’est-ce pas insensé ?
Et toujours pour les profits qui en fait, sont empochés par une bien piètre minorité.

Xavier Leclercq, président d’Auclair et Martineau, l’un des plus importants fabricants de bottes d’hiver au Canada, rapporte que « même là, la concurrence asiatique nous entre dedans de plein fouet. Les consommateurs gardent un préjugé favorable pour les bottes fabriquées ici, toutefois ce qui nous fait le plus mal actuellement, ce sont nos concurrents canadiens qui importent de la Chine, des bottes semi-finies, ou même finies, et qui trouvent quand même le moyen de jouer la carte du produit local. » Et il ajoute également que « le nombre total d’employés du secteur a tellement baissé que les politiciens ne s’intéressent plus du tout à nous[2]. »

De toute évidence, nos gouvernements ont tout intérêt à accélérer le processus de la mondialisation. Logiquement parlant, s’il n’y avait pas autant de profit au bout, il y aurait sûrement moins de précipitation et de hâte de leur part !

Mais, par contre, je trouve effroyable le fait que les compagnies canadiennes soient incapables de se soutenir entre elles dans leurs revendications au lieu de rivaliser les unes contre les autres. Leur soif de profit a pris une telle dimension, qu’elle réussit même à les dresser les uns contre les autres. Plutôt que d’unir leur désir de survivre et leur force dans une lutte commune, les entreprises n’ont qu’une idée en tête : $$$$$$$$$ et encore plus ! Lorsqu’une compagnie est prête à écraser son voisin, pour sortir gagnante, c’est qu’elle a atteint un niveau de bassesse irrécupérable. Et je souhaite de tout cœur que la jeunesse grandissante, qui est la relève de demain, aura d’autres valeurs que celles-ci.

Et que dire des produits textiles. Nous avons tous eu vent de la saga Wal-Mart !
Également, derrière de grandes signatures se camouflent également du « non-québécois ».

J’ai été révoltée à la constatation, tout récemment, que derrière la signature Peter Nyguard, grand couturier de renommée internationale, à l’endos des instructions de nettoyage d’un lainage, on pouvait clairement y lire « Made in China » !
Imaginez-vous un seul instant les profits touchés par ces grands maîtres de la haute couture lorsqu’un simple lainage se détaille, à rabais, pas moins que 88,00$. Il a payé combien M. Nyguard pour sa fabrication ?

Et que dire de ces femmes chinoises, assises et courbées à leur machine à coudre pendant plus de 12 heures par jour, 7 jours par semaine pour un simple bol de riz quotidien. Une bien maigre pitance !
Et cette exploitation n’est pas prête de cesser, bien au contraire. De plus en plus, les étiquettes « Made in China » se répandent dans le monde, appauvrissant ainsi un peuple déjà appauvri et engraissant une minorité suffisamment engraissée !

L’envers de la médaille
En tant que consommateur, nous aimerions tous acheter et encourager nos entreprises québécoises. Nous sommes tous d’accord avec l’interdiction des pluies de pesticides sur nos champs agricoles. Nous avons tous le désir de manger « santé » tout autant que nous souhaitons manger des produits de notre terroir. Nous sommes tous conscients des efforts à déployer pour conserver et améliorer les conditions de vie humaine autant que nous sommes d’accord pour collaborer à la sauvegarde de la planète entière, qui se détériore à la vitesse digne d’une « Formule 1 » !

Cependant, nous sommes leurrés par les grandes marques qui se cachent derrière de fausses étiquettes. Résultat : nous achetons « ethniques » pensant acheter « québécois » en plus de contribuer inconsciemment et contre notre gré à l’exploitation et l’appauvrissement que représente l’importation de produits, en provenance bien souvent, de pays du tiers-monde, lesquels sont déjà appauvris, voire endettés à outrance.
Et de ce fait, nous provoquons la fermeture d’entreprises québécoises et concourons également à plusieurs pertes d’emplois ... toujours inconsciemment et contre notre gré.

Si nos gouvernements, par leurs imbécilités et leurs lois ridicules provoquent la fermeture de nos propres entreprises, comment trouver alors des produits qui soient réellement de fabrication québécoise ?

Et si la chance nous dirige vers une production bien de chez nous, est-ce la majorité des consommateurs qui peuvent en assumer les coûts ? Car acheter « purement québécois », est beaucoup plus dispendieux qu’acheter « purement chinois ».

Et ces cultures étiquetées « bio » sont-elles réellement « bio » et québécoises ? Et pourquoi seraient-elles plus dispendieuses alors que ce genre de culture ne requiert aucun additif ? Ce devrait être le contraire, la non utilisation d’antibiotiques et de pesticides ne représente-t-elle pas une quelconque économie ?

Plusieurs petites épiceries de cartier, dites « de produits naturels », ont vu le jour depuis quelques années, toutefois les prix sont inabordables. Personnellement, je suis incapable d’assumer les coûts d’un pain à 3,50$ ou d’une laitue à 2,50$.

Quant aux dégustateurs de volailles, un poulet aux hormones est plus économique qu’un délicieux poulet de grains. Pourquoi ? Les grains sont-ils plus dispendieux que les hormones ?

Il me semble que la priorité revient aux produits québécois et c’est ce que nous devrions retrouver sur nos tablettes d’épicerie ainsi que dans nos magasins à rayon, cependant, à des coûts raisonnables.

Conclusion

Il apparait que la santé soit l’apanage des riches seulement !
Et que les vêtements et chaussures « Made in Quebec » soient des denrées rares !

Toutefois, le « Made in China » se retrouve partout et dans plusieurs secteurs de fabrication tels les vêtements, les chaussures, la vaisselle, les aliments ; actuellement, il ne manque que les voitures ! Mais ça viendra, j’en ai le pressentiment !

Quand pourrons-nous compter sur nos gouvernements pour freiner cette invasion de chinoiseries dans notre pays ?

Quand pourrons-nous faire confiance à nos gouvernements pour également limiter la catastrophe économique et la pauvreté que l’on tente de camoufler mais qui atteint de plus en plus de couches de notre société. Le Canada est un pays industrialisé, cependant la classe moyenne diminue sans cesse et les familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté augmentent sans arrêt.

Et après, on nous parle de progrès par ci et de haute technologie par là !

Les gouvernements dépensent des milliards en armement et en missions d’exploration vers d’autres planètes alors que la moitié de la nôtre se meure ... lentement mais sûrement !

Pour nos spécialistes, une révision de stratégies de marketing ne devrait-elle pas s’imposer ?
Quant à nos gouvernements, il s’agit de bien plus qu’une simple révision stratégique !



[1] Stéphanie Bérubé, Cyberpresse, 25 juillet 2006, www.cyberpresse.ca
[2] Éric Desrosiers, Le Devoir, 23 octobre 2006, www.ledevoir.com

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