Vision Marketing

Sujets d'actualité, nouveaux produits, nouvelles marques, nouvelles tendances, bref, tout ce qui fait jaser, présentés et analysés d'un point de vue marketing.

Wednesday, January 21, 2009

Mon "Boss est une femme : "coaching and management" au féminin !

21 Janvier 2009

Dorénavant, les entreprises font face à la fameuse guerre de talents que se livrent les hommes et les femmes et qui s’annonce d’autant plus rude que la pénurie de cadres pressentie pour demain.
Bien que la gent féminine représente près de la moitié de la population active et qu’il y ait des secteurs d’activité où elles sont plus nombreuses, être promue directrice ou vice-présidente est encore un privilège qui n’est réservée qu’à une poignée d’heureuses élues!

Pourtant, les clés de la réussite sont les mêmes pour les hommes et les femmes; certains notent quelques différences dans leur approche et leur mise en œuvre de la gestion, tandis que d’autres n’y voient aucune dissemblance notoire. Et contrairement à ce que plusieurs pensent, que les femmes sont plus faciles d’approche, détrompez-vous, c’est tout le contraire.

Le fait que les femmes doivent mettre les bouchées doubles pour justifier leur compétence et se faire apprécier à leur juste valeur, comparativement à leurs collègues masculins, est malheureusement une réalité qu’on ne peut difficilement nier. Pour certaines, cette obligation risque de se répercuter dans leur façon de gérer et le danger relié à cette spécificité est que leurs exigences soient supérieures à celles d’un homme et qu’elles deviennent des bourreaux de travail intransigeantes. Par contre, l’inverse peut très bien se produire et se traduire en une conduite dont l’équité, l’éthique, l’écoute, la disponibilité et l’ouverture d’esprit aient une place de choix.

En général, je suis plutôt portée à penser que les femmes sont dotées d’un réalisme et d’un sens du concret plus formels que leurs collègues masculins. L’intuition féminine à son meilleur quoi! Et bien que leurs ambitions, leurs méthodes pour accéder au pouvoir et la manière de l’exercer peuvent parfois s’apparenter à celles des hommes, pour elles, tout a été et demeure plus difficile et plus ardu.

Personnellement, je crois à un modèle de management spécifique aux femmes. Certes, gérer, administrer, diriger, dépendent de l’expérience, de la compétence, de la personnalité et non du sexe.
Un homme et une femme ont une vision totalement divergente, laquelle se reflète au travail et dans le quotidien, toutefois, une femme a ce souci du détail, une méticulosité et un certain perfectionnisme qui manquent à plusieurs hommes.

De plus, dans le cas où c’est une femme qui recrute, j’ose espérer qu’elle retient le ou la candidate en fonction de ses compétences, cependant quelques doutes subsistent quant à la jalousie et la rivalité qui sévissent entre femmes. Une directrice des ressources humaines risquera-t-elle d’embaucher une femme trop expérimentée? Qui sait, elle pourrait devenir une rivale ou gravir les échelons trop rapidement?

Le problème dont souffre la majorité des femmes est le manque de confiance, par conséquent, il est difficile pour elles d’accepter une personne du même sexe aux compétences égales ou supérieures; le risque de compétition s’avère plus évident.

D’autres affirment l’existence de « valeurs féminines » qui distinguent le management des femmes de celui des hommes. Cette notion n’enchante guère Maryse Huet, économiste du travail, spécialiste de l’emploi des femmes à la CFDT : « Cette analyse risque d’enfermer les femmes managers dans un ghetto. Sous prétexte de capacités relationnelles plus importantes, on cantonnerait les femmes aux secteurs friands de ces compétences particulières – communication, ressources humaines, gestion, marketing, commercial. Comme par hasard, ceux où l’on trouve le plus grand nombre de femmes cadre. Nous préférons parler des différences, qui, elles, rendent la mixité possible »[1].
Ce commentaire date peut-être de 2002, toutefois il est toujours d’actualité ! Preuve que la place accordée à la gestion féminine n’a guère évoluée depuis ! (NDLR)

Une réalité qui ne peut être ignorée mais plutôt étudiée, voire analysée dans le but de provoquer un changement dans un avenir rapproché, est le fait que la plupart du temps, lorsqu’une femme est promue directrice générale ou vice-présidente, elle a déjà atteint la quarantaine sinon plus alors qu’il est fréquent de rencontrer un VP dans la trentaine. Et ce, incluant ces jeunes cadres masculins qui poussent comme des champignons au détriment des demoiselles qui s’acharnent à prouver qu’elles sont, elles aussi, capables. Sachant que ces deux générations n’ont pas tout à fait la même vision du travail, comment concilier deux points de vue dissemblables harmonieusement?

La relève a tellement à apprendre des plus âgés, hommes ou femmes et le jour où elle l’admettra au lieu de voir en leur directrice quinquagénaire une marâtre, une bornée ou pire encore le portrait de leur mère, l’entreprise ne s’en trouvera que plus enrichie et la productivité fera un bond considérable.

Alors mesdames et messieurs de la génération Y, ouvrez votre cœur et votre esprit pour la nouvelle année 2009 et voyez en votre directrice de 40 ans et plus, une personne de qui vous pouvez vous enrichir grandement, tout simplement en reconnaissant ses expertises et son expérience.
Il suffit de piler sur son orgueil car dans la vingtaine et la « early » trentaine, nous pensons tout connaître, nous voulons tout révolutionner et nous détestons toutes formes d’hiérarchie, cependant, ce n’est pas demain la veille et étant donné que nous passons plus de temps au travail que n’importe où ailleurs, pourquoi ne pas en faire un milieu des plus agréables?



Sources
[1] Pierre-Yves-Lautrou, « Mon chef est une femme ...et alors ? », L’Express.fr, août 2002

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Le déclin de l'empire publicitaire et promotionnel

Janvier 2009

J’écris cet article en espérant que la créativité publicitaire se « recréativera » et que les stratégies marketing se « restratégieront » au cours de cette année.

Depuis plusieurs années, les réclames publicitaires manquent considérablement de « punch » et d’humour tout comme de qualité et de bons slogans ; elles sont majoritairement omniprésentes, envahissantes et trompeuses en plus d’être terriblement ennuyantes, voire ridicules.

Malheureusement, il semble que les stupidités exercent une attraction magique sur la majorité du public. Regardons le nombre de lecteurs attirés par Le Lundi ou encore le pourcentage d’auditeurs avide de téléromans à l’eau de rose !

Néanmoins, un message est sensé nous accrocher, nous stimuler, nous inciter à acheter le produit annoncé ? Or, des slogans tels que « Si t’es un vrai Serge, prends en donc une vraie » me font encore réfléchir quant au message véhiculé. Que veut-on nous dire exactement ? Aurais-je perdu mon sens de l’humour avec le temps ?

Et que dire de ces messages à répétition, diffusés à toutes les pauses commerciales, notamment cette campagne de « voyage à rabais » en messages de 15 secondes, soit 2 par pauses. C’est bien beau la compétition, mais ce n’est pas le harcèlement qui en viendra à bout. Cette harcelante campagne publicitaire m’assaille au point que je deviens en sueur à chaque commercial ; je ne peux plus blairer ni la musique, ni le décor, ni la plage, bref tout le contenu m’agace et si je partais en vacances, je n’opterais sûrement pas pour ce site.

Il a également les annonces de voiture dont nos créateurs semblent à court d’idée depuis qu’il est interdit d’en vanter la vitesse. À l’exception de Martin Matte, porte-parole de la Honda Civic et ses multiples réclames toutes aussi amusantes les unes que les autres et de Linux, commanditaire du Cirque du Soleil où une trapéziste tournicote autour d’un large ruban jaune qui se transforme en 2 lignes au milieu de la route, excellent commercial soit dit en passant; on nous répète toujours la même rengaine. Deux campagnes de voitures toutefois, m’ont fait bondir : la Volkswagen dite « repensée », où nos baby-boomers sont présentés comme de vieux « hippies » pauvres et nostalgiques, n’ayant rien d’autre à faire que de regarder leurs vieilles photos de Volks, la larme à l’œil l. Et cette autre réclame qui ne véhicule que jalousie, vanité, orgueil et aiguise la rivalité entre voisins, celle où le conducteur roule dans sa nouvelle acquisition et salue tout le voisinage, semblant leur dire « Je parais bien, hein, au volant de ma nouvelle conquête ! » Complètement aberrant ! Paraître au lieu d’être !

Nos grands spécialistes ignorent peut-être la formule d’Agostini et cette fameuse courbe de réponse[1], laquelle a fait ses preuves en démontrant clairement qu’un message doit être vu X fois pour être retenu par le consommateur, X fois pour susciter son intérêt cependant, dépassé un certain nombre de fois, le même message atteint un point de saturation et a un effet d’écœurement total. Et depuis plusieurs années, nos experts se demandent comment fidéliser le consommateur à un produit ou à une marque spécifique ? À continuer avec de telles stratégies, ils n’ont pas fini de se le demander.

De prétendre que « les publicitaire sont sans doute les êtres les plus méprisables de l’humanité » est une vérité sans contredit et de prétendre que « ceux qui conçoivent ces campagnes, sont probablement de jeunes gens brillants et sûrement très intelligents » est également véridique[2]. Et seul, un être doté d’un Q.I. un tantinet au-dessus de la moyenne est capable de concevoir de telles stupidités ; ça vous viendrait à l’idée vous, d’imaginer le scénario du fameux vrai Serge et sa fameuse vraie bière pour attirer l’attention du fameux public et l’inviter à fameusement se désaltérer?

Bien qu’il n’y ait aucune recette miracle pour concevoir un message publicitaire il y a moyen d’obtenir de bon résultat; ½ once d’imagination, ½ once de créativité, ½ once de logique et ½ once de grand bon sens, mais de grâce, les « ça peut passer » ou encore « l’agence survivra quand même[3] » n’ont pas leur place dans la conception d’une pub.

Ces stratégies promotionnelles et impersonnelles
Qui d’entre nous n’a pas encore reçu de messages enregistrés dont le contenu vous offre une estimation gratuite pour changer vos portes et fenêtres ou repaver votre entrée de garage alors que vous êtes locataire ? Ou encore, un enregistrement vous demande gentiment de patienter quelques secondes afin de vous prévaloir de l’offre exceptionnelle garantie par un autre enregistrement.

Pire encore, après le « Allo », « Qui parle je vous prie », un déclic se fait entendre et l’enregistrement débute, en anglais ou en français; et si vous raccrochez avant la fin du message, ne songez pas à faire un autre appel, la communication n’est pas coupée et l’enregistrement se poursuit. En plus du robot qui appelle à toute heure et vous informe avoir été judicieusement sélectionné pour devenir millionnaire à condition que .... blablabla !

Malheureusement, depuis quelques mois, plusieurs compagnies de télécommunication ont adopté cette méthode saugrenue pour annoncer leurs nouveaux forfaits.
On pousse même l’audace jusqu’à vous suggérer un abonnement gratuit à un journal ... un samedi matin à 9h00 ou vers 18h30, au beau milieu du seul repas familial de la journée. Très mauvais « timing » ! Je serais grandement étonnée de la rentabilité de telles stratégies de ventes !

Bref, ces messages à la con devraient être interdits car ils sont dérangeants en plus d’être dérisoires, surtout envers les personnes âgées et handicapées qui ont souvent énormément de difficulté à atteindre le téléphone. Dommage que la soif d’argent rende aveugle au point d’en oublier ces tristes réalités.

En début de cette nouvelle année, je supplie tout le beau monde qui évoluent dans le domaine des communications, de réfléchir un peu plus, c’est la clé du succès.

À vous, spécialistes en marketing, créateurs et concepteurs qui êtes de plus en plus jeunes et face à l’avenir, utilisez vos talents à bons escients et n’ayez crainte de dire « non » aux demandes illusoires d’un client car en bout de ligne c’est le consommateur qui paye la note!



Source:
[1] J’ai malheureusement oublié le nom de l’inventeur de cette courbe de réponse qui a été développée par la suite par Sofres.
[2] Je n’ai pas le mérite de la rédaction de cette phrase, toutefois je m’excuse infiniment envers celui ou celle qui l’a écrit d’avoir égaré la source de référence.
[3] J’ai déjà entendu de tel commentaire, croyez-le ou non!

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La fidélisation du consommateur, encore et toujours mais pas encore !

21 Janvier 2009

À ce jour, une multitude de conférences et de méthodes tout aussi raffinées les unes que les autres ont été mises sur pied, toujours dans la même optique de fidélisation du consommateur à une marque de produit. Bien que les spécialistes les plus chevronnés se soient réunis d’année en année pour partager leurs dernières stratégies les plus élaborées, ce but ultime à atteindre est toujours au stage « d’objectif ».

À l’exception des nouvelles façons de mesurer le comportement émotionnel des internautes, leurs habitudes de consommation ou l’achalandage suscité par un site Web, il semble que nos experts se soient penchés sur tous les aspects possibles et impossibles, néanmoins, tous tentent de trouver LA STRATÉGIE GAGNANTE!

Nos grands spécialistes ont déjà suggéré d’intégrer les analyses de données et de centrer les stratégies marketing sur les besoins des consommateurs. Ils ont également proposé l’approche marketing relationnelle afin de transformer les données en informations stratégiques et se sont retrouvés à se demander comment transformer les données clients en informations et l’information en intelligence d’affaires. Et ce, après avoir utilisé le neuromarketing et le « rich media », toujours dans le but d’analyser les émotions des consommateurs, cependant, avec encore plus de précision. Et je m’en voudrais de passer outre l’analyse sémiotique décryptée qui est l’étude des signes, des symboles et de la communication à partir de la notion selon laquelle toute communication humaine repose sur un système de textes nécessitant un décodage. Cette dernière étant supposément efficace en publicité, dans le packaging, dans des noms de marques ou des logos. Bref, la sémiotique offre des applications à la recherche marketing, principalement au chapitre des nouvelles méthodologies de recherche qualitative.

Certains experts nous présentent la stratégie du « buzz marketing » comme une innovation hors du commun alors qu’il y a des décennies, la marque Hygrade vendaient ses saucisses à hot-dog avec un slogan tel que « plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent », (les plus âgés s’en souviennent sûrement) ; si ce n’est pas une forme de « buzz marketing », je me demande bien ce que c’est ? À l’époque, tous connaissaient ce slogan, les enfants le chantaient et le bouche à oreille s’est propagé sans le moindre effort.

Profitant du Web 2.0, de nouveaux outils de mesure voient le jour : entres autres, NetSight installé sur un ordinateur permet de mesurer tous les usages internet en plus d’apporter une plus grande précision concernant la mesure des technologies utilisées dans les applications web 2.0. Quelle innovation!

Certains optent pour la participation du consommateur, soit son engagement à une marque par les jeux virtuels, les concours en ligne, les courriels promotionnels, etc., mais il s’avère tout de même que nos experts cherchent constamment à mesurer quelque « rendement » que ce soit.

Nos spécialistes nous ramènent l’analyse comportementale des internautes, mais cette fois-ci, sous le terme de « Web analytique » ? (Des mesures, encore des mesures). Qu’il s’agisse de relations publiques, de « buzz marketing », de promotion, l’objectif est toujours le même, ce ne sont que les moyens d’y parvenir qui diffèrent ; si on peut parler de différence, personnellement je suis plutôt portée à penser répétition.

Néanmoins, si nos experts transformaient leur enthousiasme pour les mesures, en logique, ou combinaient les deux, peut-être parviendraient-ils à des résultats plus justes. En fait, ce sont les publicitaires qui ont enseigné cette conception de mesures et de CPR ou de CPM ou de CPC à nos annonceurs! Aujourd’hui, ils doivent répondre aux exigences de ces mêmes annonceurs qui s’attendent à des taux d’efficacité, la plupart du temps, tout à fait insensés.

En septembre dernier, Infopresse consacrait ENCORE une autre journée-conférence à la fidélisation du consommateur. Mesurer la fidélité et l’engagement de ce dernier serait chose possible, cependant, nos professionnels du marketing se demandent encore qui sont les consommateurs fidèles et en quoi sont-ils différents de ceux qui ne le sont pas. En plus, on parle d’analyser le rôle de l’émotion dans l’expérience de marque : ENCORE DU DÉJÀ VU! Nos grands experts se demandent comment utiliser certaines données afin de savoir ce que le consommateur pense et prévoit acheter? Devront-ils recourir à des voyants?

Et oui, encore vouloir mesurer, alors que tout se résume à « Comment vendre sa marque le plus possible, en déboursant le moins possible et en empochant le plus possible?

Mais pourquoi donc autant s’acharner à vouloir fidéliser le consommateur à une marque alors que celui-ci démontre clairement son manque d’intérêt? Il semble que ce soit une idée fixe dans le monde publicitaire!

Dans notre société actuelle où nous vivons à 100 km à l’heure et plus, où les habitudes de consommation sont totalement différentes, où le consommateur achète un prix plutôt qu’une marque, il serait peut-être temps de lâcher prise sur la fidélisation. Et bien que les jeunes soient financièrement à l’aise, leurs tactiques d’achat n’ont rien à voir avec celles de leurs parents; ils sont plus spontanés, moins réfléchis et lorsqu’ils s’attachent à une marque, bien souvent, ce n’est que pour le temps d’une mode et il en est de même dans le domaine de l’alimentation.

Pourtant, à l’ère du « non-web », les consommateurs pouvaient également concourir et gagner des prix par l’entremise d’émissions télévisées et radiodiffusées. Sans oublier les fameux timbres « Gold Star », échangeables contre tous produits de consommation, stratégie qui a même été une source d’inspiration théâtrale qui a connu une popularité sans contredit. N’était-ce pas une forme de promotion aussi efficace, sinon plus, que toutes les stratégies marketing mises sur pied ces dernières années ?

Qu’en dites-vous gens du marketing ? Tournez la page et passez à autre chose et qui sait, la fidélisation à une marque se fera peut-être d’elle-même à la grande surprise de tout un chacun!



Sources :
Programmes des journées-conférences d’Infopresse – 2005 à 2008

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Gare à l'intelligene artificielle

Janvier 2009

Le premier championnat de poker opposant l’homme à la machine, s’est déroulé en 2007 lors de la conférence annuelle de Vancouver, « L’Association for the Advancement of Artificial Intelligence ». Deux hommes d’affaires, joueurs de poker professionnels, battaient de justesse un ordinateur doté d’un programme informatique dans un match en quatre parties. Ce programme, nommé Polaris, a été conçu pour disputer des matchs de « Texas Hold Em », la variante du poker la plus pratiquée dans le monde. Cet affrontement a attiré plus d’un millier de chercheurs, selon les organisateurs.

Mais qu’est-ce que l’intelligence artificielle?
Selon l’un des participants, ce serait « le début de la prochaine révolution en informatique, des ordinateurs capables d’acquérir des caractéristiques humaines et l’affrontement avec Polaris n’est pas une simple partie de poker, il vise à faire avancer la recherche en intelligence artificielle avec des applications potentiellement utiles pour l’homme ». Et il estime que « si les ordinateurs peuvent comprendre les émotions humaines, les applications possibles sont très importantes pour l’homme ».

Quelles sont donc ces applications possibles et aussi importantes?
D’après Michael Bowling, responsable de l’équipe Polaris, « c’est un événement divertissant mais aussi scientifiquement important, la technologie va au delà du jeu de poker. Des scientifiques ont déjà mis au point des machines capables de battre l’homme aux échecs ou aux dames. Si Polaris gagne à ce jeu essentiellement psychologique – avec l’importance des émotions, du bluff et des différents moyens de tromper l’adversaire ainsi que la part de chance – cela constituera une étape importante en matière d’intelligence artificielle ».

Cependant, la contradiction semble régner au sein de l’équipe Polaris ; selon l’un des concepteurs, « nous ne pensons pas encore vraiment aux applications, nous en sommes à la recherche pure et c’est un jeu où le défi est d’essayer d’entrer dans la tête de ses adversaires ».

Sous prétexte de faire avancer la recherche sur l’intelligence artificielle, nos innovateurs pourront-ils trafiquer les sites de casinos en ligne, rendant les gains plus difficiles et suscitant ainsi plus d’investissements de la part des joueurs? Ou encore, parviendront-ils à insérer un gadget quelconque qui créera une telle fascination que la compulsion atteindra le joueur à son insu ?

La neurologie a bien été mise au service de la publicité, la recherche sur l’intelligence artificielle peut bien être mise à la disposition des programmes de casinos en ligne!

Bienvenue dans le monde magique et fantastique des casinos en ligne ! Là où l’intelligence artificielle peut s’avérer plus dangereuse qu’on le croit.

Mode « fun » ou « réel »?
Ces expressions appartiennent au téléchargement obligatoire du logiciel de casino en ligne, lequel propose ces deux choix d’enregistrement gratuitement.

En mode « fun », le joueur n’a pas l’intention d’investir d’argent mais simplement de s’amuser, il accède alors à plusieurs jeux gratuits lui permettant de connaître toutes les catégories proposées et prendre confiance. Ce mode a été spécialement conçu pour séduire le joueur débutant et méfiant et l’amener à s’enregistrer en mode « réel ». Or, ce mode « fun » a ses propres limites! En fait, une panoplie de stratagèmes font en sorte qu’il débouche sur deux possibilités : la première est le joueur satisfait que les jeux de casino se convertissent en mode « réel » lui permettant de participer à de vraies parties, la seconde est la déception du joueur quant à sa plateforme qui refuse d’aller plus loin alors il finit par désinstaller le logiciel.

Toutefois, voilà où nos concepteurs de Polaris peuvent facilement entrer en jeu. Si ces innovateurs ont été capables de concevoir un tel programme et que des machines battent l’homme aux échecs ou aux dames, ils sont sûrement aptes à créer ou intégrer habilement une ruse et faire en sorte que votre logiciel avec lequel vous jouiez ne fonctionne plus comme avant. Gagnerez-vous de plus gros montants facilement pour, par la suite, les perdre plus rapidement?

Le mode « réel » implique un vrai jeu et de vrais argents, de vrais gains mais aussi de vraies pertes, et l’envoutement, tout ce qu’il faut pour devenir un vrai joueur compulsif.

La magie du jeu comporte maintes conséquences désastreuses : le joueur « addict » est incapable de contrôler ses impulsions et un simple divertissement occasionnel devient régulier pour se terminer en activité vorace et ce, incluant les difficultés financières, la destruction de la famille, la dégradation de la santé et le travail qui risque d’en prendre un coup.
Il y a malheureusement trop de sites de casinos en ligne et il est souvent difficile de reconnaître et d’admettre sa dépendance, son incapacité à se contrôler et finalement son besoin d’aide.

Quant à moi, à bas les Polaris et cie !

Sources :
- Déborah Jones, « Poker : l’homme contre la machine », AFP, 23 juillet 2007 - www.casinoweb.org

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